Hernie discale : causes, symptômes, traitements, préventions… On vous dit TOUT !

Homme souffrant d'une hernie discale cervicale et de douleurs au dos

Les douleurs lombaires sont à la fois pénibles et extrêmement handicapantes. Parfois, elles s’intensifient avec l’effort et vous empêchent d’accomplir de simples tâches du quotidien. Le mal de dos concerne de nombreuses personnes. Il a de multiples origines dont la hernie discale. Celle-ci a une incidence élevée chez les personnes âgées, mais peut également toucher des sujets jeunes. Causes, symptômes, traitements et préventions… On vous dévoile tout ce que vous devez savoir sur la hernie discale.

Qu’est-ce d’une hernie discale ?

La hernie discale se définit par le renflement de la partie centrale du disque intervertébral qui vient compresser une racine nerveuse. Parlons un peu d’anatomie :

La colonne vertébrale est née de l’association de 24 vertèbres agencées les unes contre les autres. Entre deux vertèbres, il existe un coussin de protection qu’on appelle le disque intervertébral. Ce disque est formé de deux composants : l’anneau fibreux ou annulus, une substance solide située à l’extérieur ; et le noyau central ou nucleus qui est gélatineux, et qui se situe à l’intérieur.

En cas d’une hernie discale, l’anneau fibreux se fissure et le noyau se fait un saillit à l’extérieur. Dans la mesure où ce débordement irrite ou comprime une racine nerveuse, l’affection se traduit par des douleurs et quelques troubles sensitifs ou moteurs.

Il existe deux types de hernie discale :

  • La hernie discale lombaire: le disque malade se trouve au niveau de la colonne lombaire.
  • La hernie discale cervicale: elle intéresse la partie de la colonne vertébrale située au niveau du cou.

Quelles sont les causes de ce renflement du disque intervertébral ?

Les causes d’une hernie discale sont multiples. Tout ce qui peut conduire à la dégradation du disque intervertébral peut être à l’origine de cette affection.

L’âge est très souvent lié à cette maladie. En effet, avec les années, la colonne vertébrale perd sa tonicité et sa flexibilité. De plus, le cartilage du disque intervertébral se dégénère petit à petit à cause de l’usure. C’est la raison pour laquelle, les personnes âgées se plaignent souvent de mal de dos.

L’obésité et le surpoids sont aussi responsables de la fissuration du disque intervertébral. En effet, une personne en surcharge pondérale fait exercer une pression relativement importante au niveau de sa colonne vertébrale, en particulier sa colonne lombaire. Il faut savoir que la région du bas du dos est la partie qui supporte le plus de poids en plus d’être celle qui est la plus flexible. Cette zone s’avère donc être plus sensible à une hernie discale.

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Les mouvements récurrents, les faux mouvements et les mauvaises postures sont également des causes fréquentes d’une hernie discale. Entre autres, si pour une raison ou une autre, vous devez soulever des charges lourdes avec le dos courbé, vous ne devrez pas tarder à casser un de vos disques intervertébraux et développer une hernie à cet endroit.

Il est aussi important de noter que cette maladie a souvent un lien avec l’hérédité. En effet, elle atteint généralement de nombreuses personnes qui partagent le même patrimoine génétique. Si vous avez un ou plusieurs membres de votre famille qui souffrent de cette pathologie, il convient de prendre les précautions nécessaires bien assez tôt. De plus, une hernie discale d’origine héréditaire survient plus précocement et peut même toucher des sujets relativement jeunes.

Pour finir, ce problème au niveau des disques intervertébraux peut aussi être causé par un traumatisme.

La hernie discale lombaire : plus fréquente ?

La hernie discale lombaire est plus fréquente que la hernie au niveau de la colonne cervicale. Elle est très souvent l’origine des lombalgies ou des douleurs dans le bas du dos. En plus de soutenir une grande partie du poids du corps, cette région est aussi très mobile et flexible. Dans la mesure où le renflement du noyau central du disque comprime le nerf sciatique, une douleur sciatique s’en suivra. Cette dernière est caractérisée par une sensation de décharge électrique le long de la face postérieure de la cuisse et des jambes.

Il est aussi possible qu’une hernie discale ne soit pas douloureuse. Cette circonstance se rencontre dans le cas où le débordement ne gêne aucune racine nerveuse.

Quels sont les symptômes d’une hernie discale ?

Une hernie discale sont généralement dominés par une douleur localisée. Bien qu’elle soit asymptomatique parfois, cette pathologie se manifeste souvent par une douleur au milieu de dos, dans le bas du dos, dans les jambes et dans les bras.

Le renflement de la partie molle du disque vers l’extérieur irrite la racine nerveuse de la moelle épinière ce qui engendre une réaction inflammatoire. Ainsi, une douleur peu intense s’en suit et sans prise de mesure, cela peut évoluer vers un stade plus grave de la maladie.

En cas d’une hernie cervicale, les maux sont notamment ressentis au niveau du cou et peuvent s’étendre jusque dans les bras. Très souvent unilatéraux, les symptômes de la hernie peuvent aussi se manifester par une sensation de faiblesse, de fourmillement dans le bras et l’avant-bras. Le sujet souffre éventuellement d’une raideur de la nuque.

Par contre, s’il s’agit d’une hernie discale localisée au niveau lombaire, le patient ressent une douleur en bas du dos du côté droit ou gauche. En cas d’irritation du nerf sciatique, elles sont ressenties le long de la partie postérieure de la cuisse. On l’appelle dans ce cas : lombosciatalgies.

La sensation douloureuse au cours d’une hernie discale est favorisée par certains facteurs. Par exemple, elle est plus intense lorsque les muscles avoisinant la zone malade sont sollicités : efforts, toux, éternuements… Elle est aussi aggravée quand la personne reste en position assise ou debout de manière prolongée ou effectue un mouvement qui nécessite une courbure du bas du dos.

Qui sont les personnes les plus touchées par une hernie discale ?

homme questions

Il existe une catégorie de personne plus susceptible de développer une hernie discale. Avant tout, vous devez savoir que l’incidence de cette maladie est plus élevée chez les hommes que chez les femmes. Elle est d’autant plus fréquente avec l’âge, mais peut également se développer chez un sujet jeune. Voici les individus à qui la hernie discale arrive le plus souvent.

  • Les personnes dont plusieurs membres de leur famille sont atteints de cette maladie.
  • Les femmes enceintes sont souvent touchées du fait du poids du fœtus qui exerce une pression relativement importante sur la colonne vertébrale. Une ceinture de grossesse contribue à rééquilibrer ce poids et par conséquent soulager les douleurs lombaires.
  • Les sujets en surpoids.
  • Les personnes de grandes tailles.
  • Les personnes qui pratiquent un travail ou un sport qui sollicite un effort physique important ou une utilisation récurrente du bas du dos ou du cou.

Les symptômes chez les adultes

Chez l’adulte, la hernie discale est beaucoup plus caractéristique. Elle se manifeste surtout par des douleurs aiguës localisées. Étant donné que plus de 94 % des hernies discales sont situées au niveau des vertèbres lombaires, le maître symptôme est la lombalgie. Il ne faut pas oublier que cette pathologie se manifeste différemment pour chaque patient même si le disque en cause est le même.

Les symptômes chez les enfants

Chez les enfants et les adolescents, la hernie discale est un peu plus complexe à identifier. Elle se reconnait notamment par une douleur dans le bas du dos ou une raideur lors de la flexion des cuisses. L’enfant pourrait aussi manifester un comportement suspect : il adopte une mauvaise posture ou effectue des mouvements inhabituels en vue d’atténuer la douleur.

Quels sont les facteurs qui favorisent cette affection ?

Cas sévère d’une hernie discale ? De quoi s’agit-il exactement ?

medecin femme

La forme grave de la hernie discale est notamment caractérisée par une compression importante de la racine nerveuse. Dans le cas où un nerf sciatique est irrité, le patient peut ressentir une douleur plus ou moins importante qui part du bas du dos, la fesse, la cuisse et la jambe. Dans la majorité des cas, elle est unilatérale. Le sujet peut également souffrir de fourmillement, d’engourdissement au niveau d’un côté de ses membres inférieurs.

Lors d’un cas grave d’une hernie discale, les fibres nerveuses responsables de la motricité peuvent aussi être comprimées de manière soutenue si bien que le patient présente une paralysie partielle au niveau de ses pieds et une perte de contrôle sur le sphincter anal et urinaire. Dans ce type de situation, vous devez, sans plus tarder, consulter un médecin pour bénéficier d’une prise en charge adéquate. Notez que cette situation est assez rare et qu’une fois la compression levée, les symptômes disparaissent.

Une autre complication d’une hernie discale consiste à son passage à un état chronique. En d’autres termes, la personne souffre de cette même hernie d’une manière permanente et répétée. Cette situation se rencontre notamment chez les sujets qui ne pratiquent pas assez d’exercices physiques et ceux qui souffrent de dépression ou de stress chronique.

Et le syndrome de la queue de cheval, qu’est-ce que c’est ?

On appelle  « queue de cheval », l’ensemble de fibre de nerfs qui constitue la partie terminale de la moelle épinière. Au niveau de cette zone, un écheveau de nerfs prend la place de la moelle. Il est responsable de l’innervation des organes à l’intérieur du bassin et des jambes. Dans la mesure où ces nerfs subissent une compression de la part d’une hernie discale, des symptômes particuliers peuvent survenir :

  • Douleurs accompagnées de fourmillements dans le bassin et les jambes ;
  • Diminution de la sensibilité au niveau du périnée et de la zone anale ;
  • Trouble urinaire : difficulté à uriner, rétention des urines, incontinence… ;
  • Paralysie du sphincter anal ;
  • Trouble de l’érection chez l’homme ;
  • Diminution des réflexes au niveau de la jambe…

Comment se déroule le diagnostic d’une hernie discale ?

Médecin réalisant un diagnostic d'une hernie discale sur une patiente

Le diagnostic d’une hernie discale est notamment posé lors de l’examen clinique. Le médecin aura quand même besoin d’une confirmation grâce à l’imagerie dans certaines éventualités.

Quand consulter son médecin pour une hernie discale ?

Généralement, les patients qui souffrent de cette pathologie consultent un professionnel de la santé quand la douleur au dos ou aux cervicales devient de plus en plus intense et fréquente. Les fourmillements au niveau de la cuisse et des jambes s’avèrent aussi être un motif de consultation récurrent dans le cadre d’une hernie discale lombaire.

En outre, si vous pensez appartenir à la catégorie des personnes à haut risque pour cette maladie, il convient de consulter votre médecin traitant dès les premiers signes d’alertes afin de limiter les complications et apporter un soulagement rapide.

Comment se déroule l’examen clinique ?

Le médecin commence généralement par poser des questions dans le but de connaitre précisément la nature de la douleur, sa localisation, ses irradiations, ses facteurs déclenchants et facteurs calmants… Il va aussi tenter de savoir s’il existe ou pas d’autres signes qui accompagnent la douleur (fourmillement, difficulté à uriner, trouble sensitif ou moteur au niveau de la jambe ou du bras…).

Confrontées aux informations relatives aux patients (genre, âge, mode de vie…), les réponses à ses questions vont permettre de penser à une hernie discale cervicale ou lombaire.

Quels sont les examens d’imageries nécessaires ?

Très souvent, une radiographie du rachis est proposée aux patients pour confirmer la présence d’un renflement du disque intervertébral. L’IRM et le scanner peuvent également être suggérés en cas de doute, mais cela reste rare. Ces examens d’imagerie sont plutôt réservés dans la mesure où les traitements contre la maladie n’ont pas été efficaces après quelques semaines.

Il faut noter que ces examens ne sont pas systématiques. De plus, ils peuvent ne pas correspondre aux symptômes ressentis par le patient. En effet, à plus de 40 ans, des personnes peuvent présenter des maux de dos particulièrement violents sans pour autant avoir une hernie discale. À l’inverse, il existe des sujets qui, à l’imagerie, présentent un débordement du noyau moelleux du disque, mais qui ne ressentent aucune douleur ni d’autres symptômes d’une hernie discale.

Quels sont les traitements d’une hernie discale ?

Les traitements d’une hernie discale sont essentiellement symptomatiques. Il s’agit notamment de moyens pour calmer les douleurs et améliorer la qualité de vie du patient.

Astuces simples pour calmer les douleurs liées à une hernie discale

Reposez-vous correctement

Un long repos peut vous aider à moins ressentir la douleur. Pour cela, vous pouvez rester au lit et éviter toute activité risquant d’intensifier les symptômes. Toutefois, il est important de reprendre ses tâches quotidiennes dès que possible. Ne rien faire risque en effet de ramollir les muscles du soutien de la colonne ce qui peut aggraver la hernie. Dès que la douleur est supportable, reprenez de légers exercices physiques.

Utilisez ces astuces pour reposer votre colonne lombaire

Délester la pression qui pèse sur la colonne vertébrale est essentiel pour soulager la douleur liée à une hernie discale. Dans cette optique, voici des positions qui peuvent vous aider :

  • Dormir sur le côté, replier les genoux, mettre un oreiller sous la tête et entre les jambes. Cela est très efficace pour reposer le dos.
  • Dormir sur le dos, pas d’oreiller sous la tête, un à trois oreillers sous les genoux pour surélever les jambes, et une serviette enroulée sous le bas du dos. C’est très reposant en plus de masser légèrement la colonne lombaire.
  • Utiliser un coussin orthopédique adapté afin de réaligner la colonne vertébrale pendant votre sommeil.

Appliquez de la glace ou de la chaleur sur la zone douloureuse

Le froid ou la chaleur ont toujours été utilisé pour soulager les maux de dos. Ils sont efficaces pour calmer les désagréments relatifs à une protrusion discale. Prenez une bouillotte ou un sac en plastique rempli de glaçons et appliquez-le sur la région de votre dos qui vous fait le plus mal. Vous pouvez utiliser cette méthode de grand-mère jusqu’à 20 fois par jour.

Les traitements médicamenteux

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Les médicaments pour calmer les symptômes de cette pathologie sont généralement des antalgiques et des anti-inflammatoires. Le traitement dure dans les 7 à 10 jours dans la majorité des cas, mais il peut se prolonger pendant 2 à 3 semaines. On retrouve les médicaments suivants :

  • Antidouleurs : acétaminophène (Tylénol®), acide acétylsalicylique (Aspirine®)…
  • Anti-inflammatoires : ibuprofène (Advil®, Motrin®)…
  • Relaxants musculaires : Robaxacet®…

Si ces médicaments contre la hernie discale n’apportent pas l’effet escompté, votre médecin peut vous prescrire des narcotiques ou une molécule anti-inflammatoire plus puissante. Une femme enceinte devra toujours avoir l’avis de son gynécologue avant la prise de ce type de traitement.

L’infiltration d’anti-inflammatoire locale pour traiter une hernie discale

L’infiltration de corticoïde est notamment indiquée dans le cadre d’un échec des traitements médicamenteux. Il s’agit d’une manœuvre qui consiste à injecter, près du nerf comprimé, un dérivé de cortisone dans le but de calmer les douleurs persistantes. Vous pouvez renouveler la technique deux à trois fois selon les recommandations de votre médecin.

Le traitement par nucléolyse

Également appelée chimionucléolyse, il s’agit d’une technique médicale efficace pour traiter une hernie discale. Elle apporte un résultat satisfaisant dans 90 % des cas. Il consiste à détruire le noyau du disque qui déborde sur le nerf rachidien. Pour cela, le médecin introduit un enzyme issu du fruit de la papaye, la chymopapaïne ou chymodiactine.

La physiothérapie : efficace pour les formes modérées de la hernie discale

Après la phase aigüe de la maladie, le médecin recommande aux patients de consulter un physiothérapeute afin d’apporter une solution durable pour son problème de hernie discale. Un massage ou une séance de rééducation peut s’avérer indispensable pour détendre le muscle et relâcher les pressions exercées sur la colonne lombaire. En effet, au niveau des zones douloureuses, les muscles sont crispés ce qui risque de favoriser la maladie. Le kinésithérapeute peut alors aider dans ce cas.

La physiothérapie propose également des séries d’exercices afin de tonifier et renforcer les muscles du soutien du dos et de l’abdomen. C’est sans doute le moyen le plus sûr d’éviter le risque de récidive qu’il s’agisse d’une hernie discale cervicale ou lombaire.

Le traitement chirurgical d’une hernie discale

Quand est-il nécessaire d’opérer une hernie discale ?

Recourir à la chirurgie est assez rare dans le cadre d’une hernie discale. Elle n’est recommandée que dans des situations bien spécifiques :

  • La douleur devient insupportable et ne peut pas être soulagée par les médicaments, par l’infiltration ni par la rééducation fonctionnelle,
  • Les symptômes de la maladie causent des problèmes qui entravent sérieusement à la qualité de vie du patient,
  • La compression de la racine nerveuse entraine un trouble de la motricité plus ou moins sévère : paralysie, incontinence…

Comment se déroule l’intervention ?

L’opération d’une hernie discale se déroule en anesthésie générale et peut durer 35 à 40 minutes. Le chirurgien effectue une incision de 3 à 5 cm pour accéder au canal lombaire. Il résèque la hernie entre les deux vertèbres en question pour lever la compression sur le nerf rachidien.

La chirurgie est généralement efficace pour calmer les symptômes d’une hernie discale. Toutefois, il est possible qu’elle revienne au même endroit après quelques années. Dans cette situation, une deuxième opération peut être réalisée pour régler le souci. En cas d’une troisième récidive, le chirurgien peut suggérer une arthrodèse. Il s’agit d’un acte chirurgical caractérisé par la fixation de deux vertèbres entre elles. Cette alternative ne doit être évoquée qu’en dernier recours étant donné qu’elle limite la mobilité de la colonne vertébrale. Cela peut s’avérer dangereux.

La période postopératoire : comment ça se passe ?

Le patient reste 24 à 72h sous surveillance à l’hôpital après l’opération de la hernie. En théorie, il peut tout de suite se lever et effectuer des gestes simples. Attention cependant : pendant les 3 premières semaines, il convient de rester prudent dans les mouvements : éviter le sport, la kinésithérapie…

Au bout d’un mois, la personne peut commencer à s’entrainer en vue de renforcer les muscles de son dos. Bien entendu, elle doit repasser voir son médecin pour contrôler sa cicatrice. Si tout va bien, elle peut commencer une séance de kinésithérapie afin d’apprendre les gestes et les techniques pour tonifier sa musculature dorsale et ainsi éviter le risque de récidive.

Pour une activité professionnelle en position assise, le travail peut reprendre un mois après l’opération chirurgicale. Néanmoins, si le sujet pratique un travail physique, il faudra alors patienter deux mois.

Est-ce qu’il y a des complications possibles ?

Comme toute intervention chirurgicale, l’opération de la hernie discale comporte des risques et des complications comme un hématome, une lésion de la racine nerveuse, une paralysie partielle du membre inférieur, une infection… Il faut cependant rappeler que ces situations n’arrivent que très rarement. Le médecin ne peut que suggérer une intervention, seul le patient est en mesure de prendre la décision finale.

Que faire pour prévenir la hernie discale et réduire les risques de récidive ?

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Les mesures de préventions de la hernie discale reposent notamment sur un changement de mode de vie en vue de préserver une bonne santé de la colonne vertébrale.

Faire de l’exercice physique régulièrement

Pratiquer de l’activité physique de manière soutenue est indispensable pour entretenir la mobilité et l’élasticité de la colonne. De plus, c’est excellent pour la santé en général. Il ne faut pas oublier de s’échauffer avant de commencer. Il serait ainsi dommage de risquer une blessure musculaire.

Renforcer la musculature du bas du dos

Tonifier les muscles du dos est idéal pour apporter un soutien optimal à la colonne vertébrale. Il est donc essentiel pour éviter le mal de dos et la risque de récidive d’une hernie discale lombaire. Pour ce faire, il existe de nombreux exercices. Privilégiez les activités qui sollicitent les muscles profonds. Faire du vélo, pratiquer la natation et faire de la marche rapide sont des exemples parfaits. Vous pouvez également faire appel à un coach professionnel ou un kinésithérapeute pour vous montrer les bons gestes. Pensez aussi à renforcer les muscles de la sangle abdominale pour prévenir le mal de dos.

Adopter les bons gestes pour soulever des charges lourdes

Les gestes inappropriés sont le plus souvent la cause d’une hernie discale. Quand vous soulevez un objet lourd, accroupissez-vous plutôt que de plisser votre dos. Aussi, portez-le près de votre corps. C’est essentiel pour délester une partie de la pression qui s’exerce sur les disques intervertébraux.

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Garder une posture correcte à tout moment

Pour prévenir les douleurs au dos, pensez à adopter une bonne posture, quelle que soit la situation. Si vous êtes un personnel de bureau, veiller à rendre ergonomique votre poste de travail. Faites en sorte que vous soyez à l’aise et que votre dos soit parfaitement soutenu. Optez pour une chaise confortable avec un dossier et un accoudoir. Préférer une chaise à roulette afin d’éviter les rotations de la hanche qui font beaucoup de torts à votre colonne lombaire. N’hésitez pas à vous accorder une petite pause pour vous dégourdir les jambes toutes les heures.

Si vous devez vous tenir debout pendant un bon moment, prenez un petit tabouret pour y reposer votre pied à tour de rôle. Lors des conduites en voiture sur un long trajet, pensez à faire des pauses de temps en temps pour vous reposer le dos.

Lutter contre le surpoids pour éviter une protrusion discale

L’obésité constitue un des facteurs de risque de la hernie discale. Il convient de retrouver un poids sain et de l’entretenir afin de prévenir cette maladie. Si vous n’arrivez pas à obtenir des résultats seul, faites-vous aider par un spécialiste. Pour connaitre votre poids idéal, faites le calcul de votre IMC.

Oublier les talons hauts

Les talons hauts favorisent la courbure du dos. S’ils sont portés régulièrement, le risque de développer une rupture du disque vertébrale est important. Préférez les chaussures confortables qui vous permettront de garder une posture stable et saine à tout moment.

S’hydrater correctement

La rupture du disque intervertébral est en partie due à un dessèchement. Cela s’observe le plus souvent chez les personnes âgées. Il est donc recommandé de s’hydrater correctement d’autant plus que vous avancez en âge. Retenez que pour un adulte, la ration en eau suffisante est de 1,5 à 2 litres par jour selon l’activité physique.

Privilégier les activités de relaxation

femme pratique yoga dans jardin avec correcteur de posture

Les moments de détentes sont essentiels pour relaxer vos muscles du dos. De cette manière, vous évitez les contractures qui favorisent les tensions au niveau de la colonne vertébrale. Allez donc dans un centre de massages de temps en temps. Sinon, se couler un bon bain chaud et parfumé reste tout aussi efficace pour se détendre.

Le lien entre sciatique et hernie discale

La douleur sciatique ou sciatalgie est le plus souvent causée par une hernie discale. La protubérance du disque intervertébral comprime la racine du nerf sciatique ce qui est responsable des symptômes.

Comment reconnaitre une douleur sciatique ?

La lombosciatique ou sciatique se reconnait facilement par une douleur très caractéristique : la lombosciatalgie. Elle est ressentie au niveau de la fesse, longe la cuisse et la jambe pour aller jusqu’au pied. D’autres signes peuvent aussi être observés : raideur du dos, fourmillement… La douleur ressemble parfois à une décharge électrique d’intensité plus ou moins importante. Elle peut aussi être moins intense, mais persistante.

Selon la racine nerveuse touchée, le trajet de la sciatalgie est bien défini :

  • Sciatique du L5 (la racine touchée se trouve entre la 4e et la 5e vertèbre lombaire) : la douleur longe le côté externe de la cuisse, puis de la jambe ; passe par le dos du pied pour atteindre le gros orteil.
  • La sciatique du S1 (la racine touchée se trouve entre la 5e vertèbre lombaire et la 1re vertèbre sacrée) : le trajet de la douleur suit la fesse, la face postérieure de la cuisse, la jambe, la cheville, la plante du pied et le petit orteil.

Quelles sont les principales origines de la sciatalgie ?

La lombosciatique comporte de multiples causes :

  • La hernie discale notamment chez les sujets jeunes ;
  • Le rétrécissement du canal lombaire souvent dû à une arthrose chez les personnes âgées ;
  • Un traumatisme au niveau de la colonne vertébrale ;
  • Une maladie inflammatoire ou infectieuse au niveau du rachis cervical.

Comment calmer les douleurs sciatiques ?

Souvent, les douleurs sciatiques disparaissent spontanément. Dans le cas contraire, les traitements sont essentiellement symptomatiques.

Les médicaments contre les douleurs sciatiques

Les médicaments contre la lombosciatique sont notamment les anti-inflammatoires et les antalgiques de palier 3 (dérivé de la morphine et de l’opium). Les relaxants musculaires sont également utilisés.

Une infiltration de corticoïde au niveau de la racine nerveuse atteinte est aussi efficace pour réduire la sensation douloureuse.

La physiothérapie : efficace contre la sciatique

La physiothérapie pour aider à soigner une hernie discale avec des douleurs lombaires

La physiothérapie entre en jeu après la phase aigüe de la douleur. Elle apporte notamment une rééducation fonctionnelle. Le pratiquant aidera le patient à retrouver ses activités quotidiennes grâce à des gestes moins douloureux. Aussi, le physiothérapeute apprend aussi les bons exercices pour renforcer les muscles du dos dans le but d’éviter les récidives.

Traiter la sciatique avec la chirurgie

Le traitement chirurgical de la sciatique consiste en particulier à supprimer les gênes qui irritent le nerf sciatique. S’il s’agit d’une hernie discale, le chirurgien peut réséquer la partie du noyau qui déborde.

Il existe différentes techniques chirurgicales pour traiter une sciatalgie. Elles sont proposées par le médecin en fonction du cas du patient. C’est seulement ce dernier qui décide de faire l’opération ou pas en toute connaissance de cause.

À rappeler que le résultat de la chirurgie est satisfaisant dans la majorité des cas. Toutefois, les douleurs au dos qui ne sont pas liées à la sciatique peuvent persister même après l’intervention.

Conclusion : ce qu’il faut retenir sur la hernie discale !

La hernie discale est le premier responsable de douleurs dorsales notamment chez les personnes âgées. Il s’agit d’une maladie due à une protubérance du noyau du disque intervertébral ce qui entraine une compression de la racine nerveuse aux alentours.

Si elle est souvent localisée au niveau de la colonne lombaire causant des douleurs au bas du dos, on la retrouve aussi au niveau du cervical. Dans ce cas, elle est responsable de douleur au cou, de raideur de la nuque et un fourmillement le long des bras.

La forme grave de la hernie discale est surtout caractérisée par le syndrome de la queue de cheval. Dans cette situation, le patient souffre de troubles sensitifs ou moteurs plus ou moins graves (paralysie des membres, incontinences, relâchement du sphincter anal…). Si ce cas se présente, allez tout de suite aux urgences.

Le traitement d’une hernie discale est dominé par l’apaisement des symptômes notamment la douleur. On utilise souvent des antalgiques et des anti-inflammatoires. La chirurgie n’est indiquée que si la douleur persiste et s’intensifie au point d’entraver sérieusement la qualité de vie du patient. Elle est suggérée par exemple en cas de problèmes moteurs comme la paralysie, relâchement des sphincters.

Retenez que les premiers signes d’une hernie discale sont de petites douleurs récurrentes au bas du dos ou au cou. Docti Posture vous conseille de ne pas attendre que les symptômes et la maladie s’aggrave avant de consulter un médecin.

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